Vérifications obligatoires d'un échafaudage : les 3 à ne pas rater
Quelles sont les vérifications obligatoires d'un échafaudage ?
Faites réaliser les TROIS vérifications obligatoires de votre échafaudage, sans en omettre aucune : (1) la vérification AVANT mise en service — à refaire à chaque remise en service après un démontage/remontage ou une modification ; (2) la vérification JOURNALIÈRE de l'état de conservation ; (3) la vérification TRIMESTRIELLE. Elles sont réalisées par une personne compétente et consignées.
Enjeu · Sans ces trois vérifications, l'échafaudage est non conforme : la responsabilité de l'employeur est engagée et le chantier peut être arrêté.
Les trois vérifications obligatoires
Un échafaudage relève de trois vérifications distinctes. Elles ne se remplacent pas : il faut les trois.
Avant mise en service
à chaque montage
État de conservation
chaque jour
Vérification périodique
tous les 3 mois
1. Avant mise en service
À réaliser avant la première utilisation, puis à chaque remise en service après un démontage/remontage ou une modification de l’échafaudage.
2. Vérification journalière
Un examen de l’état de conservation réalisé chaque jour d’utilisation, pour s’assurer que l’échafaudage n’a pas subi de dégradation susceptible de créer un danger.
3. Vérification trimestrielle
Une vérification tous les trois mois. C’est l’étape la plus souvent oubliée — elle est pourtant obligatoire au même titre que les deux autres.
Ces vérifications sont effectuées par une personne compétente et leurs résultats sont consignés.
Le bon texte à citer (et le piège à éviter)
L’article R4323-23 du Code du travail ne pose que le principe : il renvoie à un arrêté pour la périodicité et le contenu. Le texte réellement applicable est l’arrêté du 21 décembre 2004, pris en application des articles R4323-22, R4323-23 et R4323-28. Citer l’article-cadre seul ne suffit pas.
Ne confondez pas les régimes. La périodicité de 12 mois que l’on rencontre souvent concerne la vérification générale périodique (VGP) des appareils de levage (arrêté du 1er mars 2004) — c’est un régime distinct. Elle ne s’applique pas aux échafaudages, dont la vérification périodique est trimestrielle.